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Le tatouage au henné, connu, chez bon nombre de ses adeptes sous l’appellation de « Harqous », est devenu, cet été, une des modes la plus en vogue qui suscite un engouement grandissant parmi les estivants à Tipasa.
Dragon, scorpion, tête de lion, celle d’un pit-bull ou tout simplement un motif décoratif des lointaines tribus des Antilles, sont les tatouages parmi tant d’autres qui font fureur et ornent les bras et le dos bronzé des vacanciers. « Je me suis fait faire jusqu’à maintenant, trois tatouages. Deux têtes de lion sur les avant-bras et un immense dragon sur tout le dos. Avec ces « armes », je ne risque pas de passer inaperçu ! Autrement dit, j’ai plus d’atouts pour épater», confie Fateh, un jeune d’à peine 20 ans au look «hip-hop », rencontré à la petite plage du complexe touristique le CET. En effet, centre d’une curiosité, Fateh, plutôt ses tatouages, ne laissent apparemment personne sur la plage indifférent. Interpellé plus particulièrement par les jeunes qui lui demandent : «Où avez-vous été tatoué ? », il leur indique un parasol, où à son ombre, un jeune, assis sur une chaise, dessine, à l’aide d’un pinceau, une fleur sur l’épaule d’une petite fille. Tout en attendant leur tour, quatre copains feuillettent et scrutent ensemble le catalogue où sont répertoriés tous les motifs décoratifs. « Je vais opter, cette fois-ci, pour le scorpion, parce que, tout simplement, c’est mon signe du zodiaque», confie l’un d’eux, avant d’enchaîner : «Mon ancien tatouage (motif tribal) que je porte depuis dix jours est resté presque tel quel. Heureusement d’ailleurs, car à 200 DA le tatouage, c’est une petite fortune, du moins, pour moi». À peine tatouée, la petite fille, heureuse, courait à toutes jambes pour exhiber sa parure à ses amies. «Pour dessiner une fleur, cela me prend tout au plus trois minutes. Cela dit, un dragon sur toute la surface du dos exige pour son exécution, en plus d’une grande concentration et un maniement de pinceau plus précis, au moins un quart d’heure», fait savoir Amine Yezza, le tatoueur de la plage CET. Agé de 24 ans et diplômé de l’école de commerce, il est actuellement au chômage. «Je ne peux pas vivre indéfiniment aux dépens de mes parents. C’est pour ça que j’essaye depuis deux ans d’exploiter mon don de dessinateur et faire du tatouage un gagne-pain honnête», dira-t-il. Le métier de tatoueur est une idée qui lui taraudait l’esprit bien avant qu’il décroche sa licence. «À chaque retour de Tunisie, mes amis m’exhortent pour m’initier à ce métier, car là-bas (en Tunisie), c’est une vraie tradition qui attirent énormément de touristes », confie-t-il. A base de Hadjra Souda (pierre noire), henné noir, importé particulièrement du Nigeria, et de l’eau, la recette de la mixture qu’utilise Amine pour pratiquer les tatouages, lui a été transmise par l’une de ses connaissances tunisiennes. «Cette mixture est connue sous le nom de Harqous. Pour rendre le tatouage plus résistant afin qu’il dure plus longtemps, j’ajoute à celle-ci un autre ingrédient, en l’occurrence, h’dida, une pierre riche en fer, qui coûte excessivement cher », précise Amine. S’agissant des prix, ils vont de 200 DA pour les petits tatouages pratiqués sur l’épaule à 1000 DA le dragon aux grandes ailes déployées sur tout le dos. Puisant également ses motifs décoratifs du terroir, Amine est souvent sollicité par les jeunes filles qui lui accordent volontiers leurs mains, le temps d’une séance, afin de leur conférer une magnifique touche d’authenticité. L’esprit entrepreneurial et ingénieux qui anime l’ambition du jeune artiste Amine Yezza, et ce, en dépit de son statut de chômeur, ne demande qu’à être encadré a fin de rendre cette pratique plus prospère en l’intégrant, à l’image des autres petits métiers dans le circuit du tourisme. Car, sous d’autres cieux, la pratique du tatouage au henné est un métier reconnu qui contribue à l’essor de tout un secteur. Source : l\'horizon
Youkii - note 8
11/08/2007 (02:44)
L'art sur la peau
Cette tradition est très répandue dans les régions du sud du pays, spécialement dans les mariages ou la mariée se voit sa main ornée par les dessins les plus raffinés. A défaut du vrai tatouage qui est lui indélébile, le notre « au henné » s’estompe avec le temps pour laisser une page vierge prête à accueillir un nouveau dessin. ![]() Freedom_Writers - note 10
11/08/2007 (10:42)
j'adooooooooore le henné :d
Personnellement j’en fais à chaque fois que je m’y rends en Tunisie et c’est très beau et très féminin !! ça serait bien de développer cette activité ici en Algérie, je sais qu’au sud c’est une tradition presque mais ici a Alger on n’a pas encore cette culture et je trouve ça dommage … ![]() zimo16 - note 7
14/08/2007 (08:13)
tradition oubliée
tradition oubliée mais on viens de l'importer des plages tunisiennes..mais elle persiste hauseument tjs dans le sud..et c'est tres beau ![]() Addymasien - note 9
14/08/2007 (15:51)
ues tradition ancestrale
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